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Mr Thornton prend une femme

Traduction par Caroline de 'Mr Thornton Takes A Wife' pour le blog de PeriodDrama.com.

 

Cet oeuvre est une pièce de 'Fan Fiction', une continuation d'un roman publié. Dans ce cas-ci, il s'agit de 'North and South' par Elizabeth Gaskell. La BBC a fait un film du roman en 2004, avec Daniela Denby-Ashe et Richard Armitage dans les rôles pricipaux.

Résumé du film

Margaret Hale est une jeune femme de bonne famille. Elle se trouve déplacée du sud d'Angleterre, une région champêtre, à la ville de Milton, au nord industriel.

Elle sympathise avec les ouvriers des filatures de coton, qui bossent sous des conditions inhumaines et pour des salaires bas. Elle prend leur défense contre les patrons puissants et cruels, en particulier, John Thornton, le maître de Marlborough Mills. Bien que Maragert et John se trouvent sur des côtés opposés de la crevasse sociale, et qu'ils représentent des idées contraires sur le progrès des ouvriers, un amour naît qui va leur rapprocher et compléter.

Au début de cet oeuvre, John et Margaret se sont retrouvés dans une gare. John avait proposé marriage à Margaret longtemps avant, et avait été répudié. Margaret a appris d'aimer cet homme intransigeant parce qu'il était prêt de réajuster ses idées asociales en faveur de ses ouvriers. John, sentant que Margaret a commencé de l'aimer, l'a embrassé. Maintenant Margaret et John retournent à Milton pour commencer leur vie ensemble.

 

Mr Thornton prend une femme


Chapitre 1


Tandis que le train s'éloignait du quai, John Thornton, assis à côté de
Margaret, la contemplait rêveusement.
Il ne parvenait toujours pas à croire en sa chance. Ils avaient finalement réussi
à se retrouver après tous les malheurs qu'ils avaient endurés.
– Margaret, dit-il doucement, alors qu'elle se tournait vers lui, un sourire
timide sur le visage.
– John, suis-je en train de rêver ou cela est-il bien arrivé ?
Il ne put s'empêcher de la prendre dans ses bras et de l'embrasser. Un peu trop
brusquement, sembla-t-il, il sentait qu'il l'avait surprise et il était sur le point de relâcher son étreinte.
Soudain, Margaret le retint et lui rendit son baiser avec tant d'ardeurs, que de
plaisir, le coeur de John fit un bond dans sa poitrine. Il avait secrètement espéré qu'elle lui
rende la passion qu'il éprouvait mais il ne s'était jamais attendu à ce qu'elle le fasse avec
autant de fougue.
– Margaret, dit-il quand ils se séparèrent, pourquoi ne m'avez-vous pas
parlé de ce qui était arrivé à votre frère ?
Il avait été torturé par cette question assez longtemps, bien que John eût honte
de son ancienne jalousie.
– Vous êtes au courant pour Frédéric ? Mais comment ?
John lui adressa un large sourire.
– Higgins, répondit-il. Le jour où la filature a fermé, il m'a dit, avec
désinvolture, qui était cet homme et pourquoi vous aviez tenu à me le cacher. Je crois bien
qu'il y a pris un grand plaisir.
– Nicholas vous a tout révélé ? Avez-vous enfin décidé d'avoir une
relation plus courtoise tous les deux?
– Margaret, répliqua John subitement sérieux, désormais Higgins et moi
sommes amis. J'ai été forcé de le laisser partir, lui et tous mes autres ouvriers quand j'ai dû
fermer la filature. Ce fut un triste jour, mon amour, et maintenant, je suis inquiet parce que je ne pense pas qu'il se soit déjà trouvé un autre emploi.
– John, ne soyez pas inquiet pour Nicholas, répondit Margaret avec un
petit rire, il trouvera ce dont il aura besoin, peu importe le travail. C'est un homme vraiment
intelligent et qui peut tout faire !
John sourit. Margaret avait raison, Higgins pouvait se débrouiller. Néanmoins,
un autre souci lui vint à l'esprit et il s'empressa de dire :
– Nous devons parler, ma chérie ! Nous avons plusieurs problèmes à
régler et nous devons le faire tout de suite ! Vous n'avez aucune famille à Milton, et tant que nous ne serons pas mari et femme, vous devrez avoir un endroit où vivre.
– Ne puis-je pas rester chez vous, John, puisque je vais y vivre après
notre mariage ?
– Non, ma chérie, soupira-t-il, cela serait plus qu'indécent. Ma mère ne
permettra jamais une telle situation.
Soudain, Margaret blêmit au souvenir d'Hannah Thornton et de leur rencontre,
plutôt ce matin-là, dans la grande salle vide de la filature, à la façon dont Mrs Thornton
l'avait repoussé quand Margaret avait voulu la réconforter et apaiser ses craintes au sujet de la situation de John.
– Votre mère … Oh John ! Votre mère me déteste. Que va-t-elle dire
quand elle va apprendre nos fiançailles ?
John prit les mains de Margaret dans les siennes et la regarda droit dans les
yeux.
– Ma douce Margaret, ma mère n'est pas une personne facile à gérer, je
sais cela. Pourtant, elle s'inquiète pour moi et elle sait que je ne serais jamais heureux sans
vous ! Ma mère m'aime profondément, Margaret, et elle apprendra à vous aimer aussi, avec
le temps. Ne me dite pas que vous avez peur d'elle parce que je ne vous croirai pas. Vous,
mon intrépide, ma courageuse Margaret !
Margaret porta les mains de John à ses lèvres et les embrassa timidement,
comme elle l'avait fait sur le banc du quai de gare. Ce geste le fit frissonner de plaisir.
– Non, répondit Margaret, je n'ai pas peur, mais je ne suis pas non plus
encline à me disputer avec elle à votre sujet, John. La dernière chose que je veuille c'est que vous ayez à choisir entre moi et Mrs Thornton.
– Cela n'arrivera jamais, assura-t-il, moins confiant qu'il n'en avait l'air.
En effet, John Thornton s'inquiétait réellement de la réaction de sa mère.
Hannah Thornton avait toujours été protectrice envers lui, et il y avait eu des
moments où cela l'avait vraiment agacé. John savait pertinemment que sa mère n'avait
jamais aimé Margaret, mais par amour pour lui, elle essayerait de s'entendre avec sa future
épouse.
Cela ne signifiait pas, prévoyait-il, qu'il n'y aurait pas d'altercation, car elles
étaient toutes les deux des femmes avec un fort tempérament.
Par conséquent, lorsqu'ils descendirent du fiacre qui les eut conduit de la gare
de Milton aux Filatures Marlborough, John se prépara à ce qui allait suivre.
Dès qu'ils entrèrent dans la cour de la filature, ils levèrent les yeux en même
temps vers la fenêtre du salon. La silhouette d'Hannah, longue et fine, drapée de noir, se
tenait derrière la fenêtre. Immobile et rigide, son visage austère les regardait fixement, et
Margaret sentit un frisson d'appréhension lui parcourir le dos.
Malgré tout, elle était prête à faire face à la mère de John. Son amour pour lui
la soutiendrait.
Ils entrèrent dans la maison, et Jane, la domestique, s'empressa de venir
prendre leur manteau. La menue jeune fille blonde fixait Margaret, bouche bée.
– M … Miss Hale ! Quoi ? Mrs Thonrton sait-elle que vous êtes là ?
John fronça les sourcils en entendant le ton impertinent.
– Jane, je suis certain que cela ne vous concerne pas. Prenez nos
manteaux et amenez-nous du thé dans le salon, immédiatement ! aboya-t-il d'une voix froide
et saccadée.
Jane fit une révérence, le visage empourpré par l'embarras.
– Oui, Mrs Thornton !
Et elle s'enfuit du hall.
Margaret était gênée, elle aussi. Elle allait être l'employeur de Jane dans
quelques semaines, et cela allait s'avérer difficile si Jane se braquait contre elle. Margaret
aurait souhaité que John n'eut pas été si dur. Il s'agissait de l'une des choses qu'elle devrait
changer chez lui.
Ils montèrent l'escalier, main dans la main et entrèrent dans le salon où Mrs
Thornton se trouvait, toujours à la fenêtre. Elle se retourna pour leur faire face, mais son
intense regard noir n'était posé que sur Margaret.
– Alors, Miss Hale, vous êtes venue vous emparer de mon fils, comme
vous l'avez fait avec son travail ? Je ne le permettrai pas, je n'abandonnerai pas mon fils
dans vos mains avides de fille du Sud !
– Mère ! s'étrangla John, la voix brisée par l'émotion.
Il n'arrivait plus à parler, tandis qu'il était submergé par la peine et le chagrin.
Margaret discerna l'intense désarroi sur le visage pâle de John et fut
profondément désolée pour lui.
Il était impératif pour le bien de leur future relation qu'elle et Mrs Thornton
s'entendent bien. John avait besoin d'un foyer où il pourrait se sentir à l'aise après ses
longues journées à la filature.
Donc, elle passa outre à sa fierté et fit un pas en avant. Un léger sourire sur
les lèvres, elle prit lentement les mains de Mrs Thornton dans les siennes.
Hannah, étonnée, ne la repoussa pas, car elle n'était que trop consciente du
regard avide que son fils posait sur elle. Miss Hale était d'une telle impertinence ! Comme
c'était malin de la part de cette fille du Sud obstinée d'essayer de l’embarrasser devant John.
– Mrs Thornton, la pria Margaret d'une voix douce. Je sais que je ne suis
pas la femme que vous espériez pour John, mais je vous demande de nous accorder votre
bénédiction pour notre union. Je me suis longtemps leurrée sur mes sentiments pour lui,
mais maintenant, je ne peux pas nier plus longtemps que je l'aime de tout mon coeur. Je sais que j'ai causé à John une peine immense, le jour où je l'ai repoussé. S'il vous plaît, Mrs
Thornton, laissez moi m'allier à vous pour rendre John aussi heureux qu'il le mérite après
tous ce qu'il a dû subir.
Quelque chose changea dans le coeur d'Hannah quand elle réalisa que Miss
Hale était différente. Il y avait en elle une tristesse, mais aussi une compassion qu'Hannah
n'avaient jamais vu avant chez cette fille pleine de morgue. L'arrogance de Miss Hale s'était
évanoui. Hannah se rappela leur rencontre à la filature, ce matin-là, et les mots qu'avait
prononcés Miss Hale d'une voix inhabituellement sensible.
– Un jour vous m'avez accusée de ne pas connaître l'homme que j'avais
repoussé, et vous aviez raison. Mais si vous pensez que je suis venue pour étaler ma
réussite, que je ne suis pas bouleversée devant ces … ateliers vides, c'est que vous ne me
connaissez pas du tout.
Se pouvait-il que Miss Hale se soit finalement inclinée face à l'amour profond
que John éprouvait pour elle ? Un amour qui l'avait presque détruit, lorsque Miss Hale
l'avait repoussé ?
Hannah regarda John et lut la peine sur son visage. Et l'angoisse qu'elle, sa
propre mère, causerait en rendant les choses difficiles, maintenant que le souhait de son
coeur venait de se réaliser.
Non, pensa-t-elle, elle n'allait pas ajouter pas un autre chagrin à tout ce qu'il
avait déjà subi durant ces trois dernières années. John allait avoir besoin de toute la force
qu'il pourrait rassembler, avec les séquelles de la faillite imminente de la filature.
Elle regarda Miss Hale droit dans les yeux, et dit :
– J'ai promis à votre mère, sur son lit de mort, que je vous guiderai, bien
que ce soit contre ma nature d'agir ainsi. Vous ne l'avez pas très bien pris quand je vous ai
averti au sujet de votre conduite à la gare.
Margaret ne put s'en empêcher et réagit avec fougue.
– Je me suis déjà excusée à ce propos !
– Oui, vous l'avez fait, continua Hannah d'une voix plus amicale.
Cependant, le fait est que nous ne nous sommes jamais entendues et ne le pourrons jamais.
Nos caractères et nos tempéraments sont trop semblables. Mais, Margaret, pour le bien de
John, nous allons unir nos forces et apprendre à mieux nous connaître. Vous avez ma
bénédiction, mon enfant. Faites le bonheur de mon fils, c'est tout ce que je souhaite.
John hoqueta de soulagement ! Il prit à la fois Margaret et sa mère dans ses
bras, les mettant mal à l'aise, mais à ce moment, il n'en avait que faire. Son bonheur était
bien trop intense.
****
– Quoi ?!
La fureur de Fanny Watson jaillit avec ce simple mot, et Jane fut effrayée par
sa fougue.
Jane avait immédiatement quitté la demeure des Thornton, après qu'elle eut
entendu ce qui s'était dit dans le salon.
Elle s'était empressée d'aller, aussi vite que possible, chez Miss Fanny pour
l'avertir du mariage imminent de Mr Thornon et de Miss Hale.
– Oui, Miss Fanny, c'est vrai ! J'ai tout entendu et votre Maman leur a
donné sa bénédiction pour leur union.
Fanny poussa un grognement assez peu digne d'une dame.
– Ha ! Bien sûr qu'elle l'a fait. Elle a toujours préféré John à moi et elle
approuve tout ce qu'il fait.
Elle plissa ses yeux couleurs de bleuets tandis qu'elle jouait avec la grosse
bague de diamant à son doigt, signe indéniable qu'elle ressassait quelque chose. Jane, qui la
connaissait bien, reconnu les signes.
Après un moment, Fany eut un petit sourire et dit :
– Jane, vous avez bien fait. Vous devez continuer comme vous venez de
le faire et me dire tout ce qui se passe dans cette maison. Vous serez bien récompensée. Pour l'instant, je veux que vous fassiez quelque chose pour moi.
Elle se dirigea vers le joli petit bonheur-du-jour de style français qui se
trouvait dans un coin du salon et s'assit. Brièvement, elle inscrivit quelques lignes sur une
feuille de papier, la plia et la cacheta.
Elle la tendit à Jane et déclara :
– Apportez ceci chez Mr Latimer, mais assurez-vous de la donner à Miss
Latimer en main propre! Elle devra vous donner une réponse en retour et vous devrez me
l'apporter immédiatement ! »

Le reste de l'histoire sera publié en demande.

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Nieuwe commentaren

18.10 | 04:41

HI, could you please send me a PDF of "Mr Thornton Takes A Wife." My email address is: sales@vintagebabyboomers.com Thanks very much.
Nancy

...
21.11 | 07:29

We are so proud: our teacher is also an autor.

...
22.08 | 17:45

Very cool animation!

...
02.12 | 23:38

I am happy to have a english teacher with such personality!!

...
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